Stop à la répression !
Partout en France, les lycéens se mobilisent pour exiger des classes moins chargées, le remplacement des enseignants absents, l’abandon de la pression par la sélection façon « parcoursup », qui occulte la réalité du manque de places dans l’enseignement supérieur. Mais ils se mobilisent aussi pour réclamer des conditions matérielles décentes de scolarisation dans des bâtiments en décrépitude. Aujourd’hui en France, les élèves de lycée manifestent aussi pour exiger d’avoir le temps de manger le midi, d’avoir accès à des toilettes salubres, de ne pas avoir froid l’hiver et trop chaud l’été… Bref, la jeunesse en a assez de subir une politique d’austérité et de mise au pas.
Or, le gouvernement Macron-Lecornu prévoit encore 54 milliards de coupes budgétaires, sauf dans les dépenses militaires, et continue à verser des centaines de milliards d’aides publiques aux entreprises privées… Nous le disons avec les jeunes, d’autres choix s’imposent !
Dans le Nord et le Pas-De-Calais, des lycées étaient mobilisés hier et le sont aujourd’hui : à Lille, mais aussi à Haubourdin, à Villeneuve d’Ascq, à Dunkerque, à Douai, à Valenciennes, à Arras, à Cambrai …
Faites-nous remonter la situation de votre lycée.

Pour FO, les lycéens ont le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de revendiquer, ils sont des citoyens en devenir, et l’avenir de notre pays. La réponse ne peut pas être la répression. De nombreux témoignages de lycéens relatent des violences policières, des images choquantes et révoltantes d’un usage disproportionné de la force et d’armes dites « non létales » circulent sur les réseaux sociaux. La surenchère répressive du gouvernement n’est pas une réponse démocratique aux revendications légitimes de la jeunesse.
Les jeunes doivent pouvoir se réunir en sécurité. La place des personnels de l’EN est aux côtés des lycéens qui se mobilisent car leurs revendications rejoignent les nôtres.
Comme les lycéens, comme les pompiers, nous demandons davantage de moyens. Des moyens pour enseigner, pour étudier.
Les revendications des lycéens doivent pouvoir s’exprimer. Elles doivent être satisfaites. La réponse ne peut pas être la répression.
FO revendique :
– les postes nécessaires en enseignants, personnels de vies scolaires, Psy-en, infirmière, AESH…
– la baisse du nombre d’élèves par classe et donc l’ouverture des classes nécessaires,
– un plan d’urgence d’investissement pour la rénovation du bâti scolaire,
– l’abandon de la réforme Blanquer des lycées, la fin de Parcoursup, et la création des places suffisantes à l’université pour permettre aux bacheliers de s’inscrire dans la filière de leur choix,
– le droit pour les élèves à se réunir librement pour faire remonter leurs demandes, et qu’ils soient entendus,
– l’arrêt immédiat de la répression et de la criminalisation de la mobilisation.
