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L’adoption par le parlement, le 23 décembre d’une loi spéciale reconduisant les crédits du budget de l’État 2025, faute d’avoir pu réunir une majorité autour du PLF 2026, le gouvernement Lecornu a pris, le 30 décembre le décret dit des « services votés » précisant les crédits mis à dispositions des ministères à compter du 1er janvier 2026.

Dans une circulaire concernant leurs conditions d’emploi, le premier ministre indique que « ces services votés doivent être entendus non pas au sens d’une autorisation à dépenser le niveau de crédits ouverts en 2025, mais comme la faculté à mobiliser les seuls crédits indispensables pour poursuivre l’exécution des services publics », puis il précise qu’une « régulation budgétaire renforcée sera mise en place dès le début de la gestion 2026 », et qu’ « aucune dépense nouvelle ne sera ni engagée ni mise en œuvre » sauf « cas d’urgence nationale nécessitant une action immédiate pour préserver la sécurité ou les intérêts et les besoins vitaux du pays »…

Il va sans dire que ni l’augmentation des salaires des fonctionnaires, ni la création des postes nécessaires dans les écoles et établissements scolaires ne font partie des « urgences nationales » pouvant justifier de nouvelles dépenses… Ainsi, dès le 18 décembre, le ministre Geffray annonçait que si le PLF 2026 n’était pas adopté, il n’était pas certain de pouvoir ouvrir les 7 900 postes d’enseignants stagiaires prévue dans le cadre de la réforme de la formation initiale des enseignants, et la répartition des moyens d’enseignement par académie (sur laquelle plane la suppression de 4 000 postes) n’a pas encore été présentée.

De fait, au lieu de fournir les moyens nécessaires au bon fonctionnement des établissements et à l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves, le ministère enchaîne les mesures s’appliquant à ne tenir aucun compte des besoins et revendications des personnels.

Dans ces conditions, il faut d’ores et déjà s’attendre à une préparation de la rentrée 2026 non moins chaotique que les précédentes.